Accusé par deux soeurs, mineures au moment des faits, d'abus sexuels, un homme de 30 ans, qui est leur cousin, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. L'enquête confiée à la Division de la criminalité territoriale des Yvelines a révélé l'existence de neuf autres victimes.
Deux sœurs s'étaient présentées fin 2022 au commissariat de Sartrouville (Yvelines) pour déposer plainte contre leur cousin, l'accusant d'actes sexuels commis à leur encontre lorsqu'elles étaient mineures. L'enquête préliminaire a révélé l'existence de neuf autres victimes potentielles. Compte tenu de la gravité des faits, la Division de la criminalité territoriale des Yvelines (DCT78) a été chargée des investigations.
Il agressait ses victimes dans sa voiture
Les témoignages recueillis font état de faits de nature variée, allant de caresses sur la poitrine à des actes de pénétration digitale et pénienne. Selon plusieurs victimes, les agressions auraient souvent eu lieu dans le véhicule de l'accusé, qui verrouillait systématiquement les portières, relate une source policière. Une constante a émergé des déclarations : de nombreuses victimes auraient rencontré le présumé agresseur via l'Église évangéliste d'Argenteuil, lorsqu'elles n'étaient pas déjà liées à lui par des liens familiaux.
Étant donné que la majorité des faits signalés se sont produits dans le Val-d'Oise, le tribunal judiciaire (TJ) de Pontoise s'est saisi de l'affaire. Les investigations ont permis d'apprendre que le suspect, un homme de 30 ans déjà connu des services de police, résidait au Canada.
Étant donné que la majorité des faits signalés se sont produits dans le Val-d'Oise, le tribunal judiciaire (TJ) de Pontoise s'est saisi de l'affaire. Les investigations ont permis d'apprendre que le suspect, un homme de 30 ans déjà connu des services de police, résidait au Canada.
Un « manque d'éducation sexuelle »
Récemment, à son retour en France, le mis en cause a répondu à une convocation des enquêteurs. Lors de son audition en garde à vue, il a nié les faits reprochés, dénonçant de "fausses accusations" motivées, selon lui, par la jalousie. Il a toutefois reconnu avoir eu des relations sexuelles avec certaines victimes, prétendant qu'elles étaient consenties. Progressivement, il a admis avoir commis des attouchements sans consentement, justifiant ses actes par un "manque d'éducation sexuelle" et de discernement à l'époque. En revanche, il a contesté toute accusation de viol.
Placé sous contrôle judiciaire
Une confrontation avec l'une des victimes a permis de révéler des souvenirs supplémentaires de l'accusé. Il a relaté qu'elle avait initialement résisté lorsqu'il l'avait conduite dans une chambre, mais qu'il avait interprété l'arrêt de ses cris comme un consentement implicite.
Déféré devant le tribunal de Pontoise, l'homme a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour l'ensemble des faits reprochés.
Déféré devant le tribunal de Pontoise, l'homme a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour l'ensemble des faits reprochés.