Yvelines. Un homme interpellé par le RAID à Mantes-la-Jolie pour menaces de mort et tentative d’extorsion

Le mardi 11 mars 2025 à 16:08

Un différend autour d’un véhicule endommagé a dégénéré en menaces de mort et tentative d’extorsion, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Un homme de 25 ans, déjà connu des services de police, a été interpellé par le RAID avant d’être condamné à 18 mois de prison.

Tout commence le mercredi 5 mars 2025, lorsqu’un homme de 21 ans dépose plainte pour menaces de mort et tentative d’extorsion. Il explique que son frère, actuellement en détention, est en conflit avec un individu au sujet d’un véhicule prêté, qu’il aurait endommagé avant son incarcération.

Menaces de mort et de viol

Un accord financier avait été trouvé entre les deux hommes, prévoyant un remboursement de 6 000 € par mensualités de 500 €. Toutefois, en raison de son incarcération il n’a pas pu honorer ses engagements, ce qui a conduit le propriétaire du véhicule à s’en prendre au frère du détenu. Ce dernier aurait alors reçu plusieurs messages de « menaces de mort et de viol, dont certains ont été enregistrés », précise une source policière.

Les enquêteurs découvrent que le mis en cause est déjà connu des services de police et qu’il poursuit son harcèlement en envoyant de nouveaux messages de menaces. Il aurait même transmis une vidéo le montrant en train de manipuler un pistolet automatique, en extrayant des cartouches.

Interpellé par l'unité d'élite de la police

Face à ces faits jugés suffisamment graves, une intervention de la police est décidée. Le vendredi 7 mars vers 11 heures, les enquêteurs, accompagnés du RAID, unité d'élite de la police, procèdent à l’interpellation de l'individu  à son domicile, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Une perquisition permet la saisie d’un t-shirt et d’un téléphone portable, jugés intéressants pour l’enquête.

 Lors de son transport au commissariat, le suspect persiste dans ses menaces en déclarant : « De toute façon, je vais ressortir et je vais le fumer… »

Il est maintenu en détention

 Placé en garde à vue, il reconnaît les faits, affirmant que l’arme exhibée dans la vidéo était factice et qu’il s’en est débarrassé. Déféré devant le tribunal judiciaire de Versailles, il est finalement condamné à 18 mois de prison avec maintien en détention, dont 6 mois avec sursis probatoire de 2 ans. Il devra également respecter plusieurs obligations et interdictions, notamment l’interdiction de détenir ou porter une arme pendant 5 ans.

Malgré le retrait de la plainte, la justice a maintenu les poursuites contre cet individu au passé judiciaire déjà chargé.